Whatsapp vient de réduire les partages de fichiers à 5 pour lutter contre les fakenews

Whatsapp vient de réduire les partages de fichiers à 5 pour lutter contre les fakenews. Désormais les utilisateurs de la plateforme ne pourrons faire que 5 partages pour un seul fichier. Dans la pratique, un utilisateur qui voudrait diffuser un fichier ne pourra le partager qu’à un potentiel de 1 280 utilisateurs si on considère qu’il peut partager dans 5 groupes. Un groupe est limité à 256 membres. L’effet de cette restriction est moins la réduction du nombre de personnes qui seront touchées, que le ralentissement de la vitesse de propagation d’une nouvelle. En reduisant cette vitesse, whatsapp donne plus de chances pour contrer une information fausse.
La restriction est a saluer même si elle peut toujours être contournée par les esprits malveillants. Il s’agira pour eux de multiplier les fichiers et les groupes de partage différenciés.
Cette decision intervient après que des partages de fausses informations et de photos non contextualisées ont provoqué une vague de lynchages en Inde. On voit ici à quel point les réseaux sociaux peuvent avoir un effet extrêmement nocifs pour la société.
La decision de Whatsapp porte sur un aspect clé au sujet des effets negatifs des réseaux sociaux: le partage. Cette fonctionnalité est d’autant plus néfaste que les internautes ont tendance à « se refuser de réfléchir » sur ce qu’ils reçoivent sur les réseaux sociaux. Pourtant deux axes de réflexions s’imposent à toute personne responsable qui reçoit une information:
1. L’origine de l’information: qui l’a publié? Quelle est l’histoire de cette personne? Quelle est son actualité? Quelles sont ses intentions?
2. Les effets du message: quels sont les conséquences possibles de la diffusion de cette information ? Quelles conséquences positives ou négatives sur la vie d’une personne, d’une communauté, d’un business, d’une négociation, d’une affaire en justice ?
Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent s’obliger à cette double réflexion avant de partager une information, au risque d’être un pion que quelqu’un utilise pour atteindre ses objectifs que nous ignorons. Sans cette réflexion, on peut transformer une information anodine en une vrai bombe sociale.
Reguler les reseaux sociaux, c’est à coup sûr responsabiliser les internautes sur l’acte de partage: si tu partage une information, tu est entièrement responsable des infractions postées par le message et sa publication. En d’autres termes, partager c’est publier, c’est « intégralement » affirmer.
La restriction que whatsapp vient de faire est un premier pas qui doit se poursuivre sous la pression des États et des organisations non gouvernementales, parce qu’en soi, ces restrictions causent d’énormes manques à gagner pour la firme Facebook, propriétaire de la plateforme watsapp.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s